TAGS & GRAFF A TOKYO

TAGS & GRAFF A TOKYO
Back again! Pic: Shibuya


Tag: signatures représentés dans une calligraphie particulière. C'est le simple dessin du nom de l'artiste qui réalise la représentation. La plupart d'entre eux sont très travaillés. Les auteurs utilisent les peintures aérosols, marqueurs et autocollant pour la réalisation de leurs œuvres.

Graffiti : ce sont des écritures, dessins ou peintures assez élaborés que l'on retrouve sur les murs, métros ou camions. On utilise pour leur réalisation de la peinture aérosol on fait appelle aussi à l'aérographe et la gravure entre autres. (source wikipédia)
Contrairement à ce que j'ai pu croire au départ, le graffiti fait entière parti du hip hop qui par ailleurs est composé de 4 grands volets:
=> "Djing"
=> "MCing" ou rap
=> "B-boying" ou breakdance
=> Graffiti.

Je tacherai de pas trop raconter n'importe quoi, j'ai des amis graffeurs, j'en profite d'ailleurs pour leur tirer mon chapeau pour l'ensemble de leur oeuvre!
Avant d'aller à Tokyo on m'a mise en garde sur une chose concernant les graffitis. "[...] au Japon les graffitis sont considéré comme un crime". J'aurai du m'en douter dès le départ...

Le tag ainsi que le graffiti sont considérés comme une véritable transgression du paysage visuelle nippon d'après ce que j'ai pu comprendre. La municipalité réprimande fortement les tags. Par conséquent pour faire un graffiti, il faut disposer d'une autorisation municipale. On trouve généralement les graffitis sur des trains abandonnés, des murs à la sortie de la ville ou à l'inverse en plein quartier populaire sur des façades d'immeubles. Les tags quant à eux sont moins visibles et systématiquement associés à la délinquance juvénile. On les trouve dans des quartiers populaires et les ruelles à l'abri des regards.

L'évolution des tags et graffitis a suivi l'évolution du hip hop au Japon mais il semblerait qu'ils aient commencé à apparaitre dès les années 70 avec l'agitation sociale de l'époque.
Les premiers graffeurs reconnus ont commencé au début des années 90, il s'agit de Craze et Snipe. Les plus connus aujourd'hui sont Kami, Kress, Bask, Wanto, Zen, Casper et beaucoup d'autres.

Tags:
Les tags sont concentrés essentiellement dans des quartiers populaires de Tokyo, soit Shinjuku, Shibuya, Ueno, Ikebukuro et Shimokitazawa entre autres. Les quartiers chics sont très surveillés et la répression y est bien plus forte. Les tags japonais sont souvent un moyen d'exprimer une rébellion contre la société japonaise. Cela explique aussi pourquoi les tags sont très mal vus dans la société.

La plupart des tags japonais sont en caractères latin, fruit d'un mimétisme japonais.« Faire comme » les américains crée un problème majeur. Le problème avec les tags japonais est qu'ils ne sont pas élaborés, ils manquent de finition. Et pour enfoncer le clou les japonais ne maitrisent pas tous les caractères latins, du coup, il y a un manque d'esthétisme.
De plus de vaste de politique de nettoyage sont entreprises par les arrondissements touchés pour repeindre les murs concernés. On constate qu'une grande part des graffitis sont effacés à Shibuya ou Shimokitazawa. Des patrouilles ont même été engagées par la mairie pour veiller à ce qu'il n'y a plus de dégradation.


Graffiti :
Ils sont beaucoup moins nombreux et sont réalisés par des professionnels. Beaucoup sont ceux qui ont commencé par tagger pour ensuite devenir pro. Les graffeurs sont nombreux mais une poignée tire leur épingle du jeu. La plupart ont réalisé des voyages aux Etats-Unis berceau de cet art mural, pour se rendre compte de ce qu'est véritablement le graffiti.
Le principal atout du graffiti japonais serait l'utilisation des caractères japonais et chinois ainsi que des personnages de manga sans oublier de mentionner les messages pacifistes véhiculés.
Les autorisations restent néanmoins difficiles à obtenir du coup ça donne lieu à de nouvelles vagues de vandalisme.
A l'heure actuelle les graffeurs professionnels font des distinctions fondamentales entre eux. La concurrence est rude et s'affirmer au niveau nationale est une chose très difficile.
Certains graffeurs font pourtant exception et sont devenus des designers accomplis pour des groupes de musique ou pour leur propre marque, c'est le cas de Tomi-E et sa marque ACC.


Désolée pour ce texte un peu long et les fautes qui sont passées à travers.


イネス
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# Posté le dimanche 03 janvier 2010 00:14

Modifié le vendredi 05 février 2010 16:42

ONCE AGAIN

Très bonne année 2010, santé et riche en J-rap.
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# Posté le jeudi 31 décembre 2009 11:36

Young Swingz vs Twin Bad Newz

Les Japonais gèrent...
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# Posté le mercredi 30 décembre 2009 15:34

HANNYA CONCERT SHIBUYA O-EAST 27 AOUT 2009

Parce que ça fait plaisir de revoir ça, un DVD qui sortira en 2010!

# Posté le mardi 22 décembre 2009 20:32

Modifié le dimanche 27 décembre 2009 14:40

Yammig / REILI feat. DELI, ASIAN STAR

Arrière goût de son ricain...
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# Posté le samedi 26 décembre 2009 18:06

HIP HOP STYLE

HIP HOP STYLE
ただいま

Le style vestimentaire à Tokyo est plaisant à observer et en particulier le style hip hop vue la diversité vestimentaire japonaise. Tokyo est aussi une capitale de la mode et elle offre une ambigüité tout à fait particulière sur le style hip hop de certaines personnes. En d'autres termes, identifier clairement le style hip hop à Tokyo est difficile, le baggy, la casquette et le bling ne sont plus la propriété du style hip hop. Il n'est donc pas impossible de voir des individus habillés dans un style hip hop et se rendre compte qu'ils n'écoutent voire ne connaissent rien au hip hop. D'après plusieurs sources, c'est avant tout un style comme un autre pour "s'exprimer, montrer qu'on existe dans cette variété de style", dans une ville où on existe souvent par ce qu'on parait aux yeux des autres.

Néanmoins le style nippon est tout à fait comparable au style européen ou américain. La casquette « NY » est de rigueur ainsi que le baggy Evisu, le T-shirt ACC ou Nesta (best seller à l'été 2009) et les baskets Nike en général.
La tendance est qu'on voit se démocratiser les marques 100% nippones, les casquettes griffées nippones et inscriptions en kanjis deviennent habituelles. (et ça fait plaisir) Sans oublier que les fringues à l'origine de designers 100% nippon, je pense à Evisu qui maintenant à une envergure mondiale ou encore Nine Rulaz qui a développé un modèle Nike
en exclu en édition limitée.

Du côté de la gente féminine il est plus difficile de définir un style avec précision, tant parce qu'il est pompé sur les stars américaines (lol) et tout simplement parce qu'elles disposent d'une large variété de fringue. Il n'est donc pas impossible de voir des filles habillés en baggy casquette à Tokyo (très rare, c'est plus le cas de danseuses ou de Djs), mais en générale elles suivent la mode de Tokyo et pas celle du hip hop. Autrement dit pas de style façon Missy Elliott!

Une autre tendance se dégage du style japonais, c'est cette attirance pour la culture afro. Très surprenant au premier abord mais on observe un engouement net pour cette culture et une volonté d'imiter le style, tresses, afro, bronzage...et la tendance s'est accentuée par le biais de stars afro-américaines ces dernières années.

Les magasins de vêtements tournés exclusivement hip hop que j'ai pu trouver se concentraient essentiellement dans Shibuya, Ikebukuro et Ueno. Ces magasins généralement tenus par des Africains, (il m'est arrivé de rencontrer seulement un vendeur jap!) font plutôt bonnes recettes, mais la crise et le changement de mode a eu raison d'une bonne huitaine de magasins dans les 2 premiers quartiers cités d'après les infos des vendeurs. Ikebukuro, quartier Nord Ouest de Tokyo est celui qui a le plus souffert du changement conjoncturel, la moitié des magasins auraient fermé. Les vendeurs encore présents se sert la ceinture autant se le dire. A Shibuya, le constat est le même, les temps sont durs.
A Harajuku vous trouverez également des boutiques hip hop ou plutôt produits dérivés de certains artistes, je pense à Nitro Microphone Underground en autres.
Enfin, il existe des marchés à Tokyo sur lesquels on peut se procurer tout l'équipement d'un parfait hip hopeur, mais je n'ai pas vraiment d'info dessus.

Bon ceci est une idée de ce que j'ai pu voir sur le style hip hop dans la rue et en soirée. N'hésitez pas à rajouter vos impressions.

イネス

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# Posté le jeudi 29 octobre 2009 19:00

Modifié le dimanche 27 décembre 2009 14:41

HIP HOP STYLE

HIP HOP STYLE
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# Posté le mercredi 23 décembre 2009 13:02

SHABRAY

Groupe dont j'ai parlé plus bas, groupe de House Dance
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# Posté le samedi 07 novembre 2009 20:03

Modifié le mercredi 23 décembre 2009 13:07

PICKLES @ ATOM


Voici les Pickles un groupe que j'ai rencontré et qui est composé de 4 membres ou 3 selon les vidéos. Ils sont assez jeunes, la moyenne d'âge est de 20 ans et le plus vieux à 21 ans. La jeunesse du groupe fait qu'il a un nombre incroyable de groupies [insupportables!]...
Le style est plus rnb hiphop parfois break dans certaines vidéos.


イネス

# Posté le vendredi 16 octobre 2009 11:37

Modifié le vendredi 30 octobre 2009 16:30

LES DANSEURS DE SHINJUKU

Comment je kiff cette vidéo!! lol Je reconnais que j'ai été vache avec les filles franchement, parce que l'a on a un mix de la méconnaissance du "B-Boyism" concomittante au faible niveau d'anglais pour certaines...! J'abuse elles ont été vachement sympa et mon niveau d'anglais n'est pas terrible non plus, au fond je les blame absolument pas! ;)

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Voici un phénomène épatant pour tous les fans de danse...

Explication, dans les faits il s'agit pour des danseurs amateurs ou professionnels, de se réunir sur le site d'un building de Shinjuku très connu, le Yasuda Building pour danser et répéter leur choré jusqu'au petit matin. Cela arrive chaque de la semaine (en tout cas en été) dès la tombée de la nuit. Le principe est de se servir des vitres de ce building de Shinjuku pour se refléter, le principe est le même que dans une salle de danse avec des glaces sauf que là c'est en plein air.

C'est un phénomène très intéressant tant par la diversité des niveaux, j'ai parlé à des gens qui étaient champion de j'sais plus quoi du Japon se préparant pour un battle ultra important (SYABURAY et Shuho champion du Japon de House Dance
), ou encore à des jeunes considérés comme des "senpai" sur le site, à savoir les Pickles (bientôt la vidéo...);que sur l'ingéniosi nippone. J'ai vu et parlé à des B-Boy aguerris, des B-Boy en devenir, des filles qui n'y connaissaient absolument rien mais qui kiffaient absolument ce qu'elles faisaient. Ils sont avant tout là pour partager ce plaisir qu'est la danse, et ils savent le transmettre.

Tout le monde se connait ou presque et c'est souvent après le boulot ou les cours, que ces fans de danse se retrouvent parfois jusqu'à 5h du matin, car pas de train avant pour rentrer. On y retrouve des jeunes de 15 à 35 ans, étudiants à travailleurs à mi-temps.
Tous les styles ou quasi sont réunis, hip hop, funk, rnb...

C'est un endroit assez connu par les touristes fans de danse. J'ai rencontré un canadien le jour de ma visite qui m'a dit qu'il en avait entendu parlé depuis le Canada à travers le net, par conséquent fallait qu'il vérifie par lui-même. Vu que des battles sont organisés à l'improviste juste pour s'amuser, tous le monde peut participer.

Mon avis perso, j'ai passé près de 2h-2h30 sur le site, aidé par la gentillesse nippone, je me suis sentie à l'aise, j'ai pu apprendre des pas de danse (que j'ai déjà oublié), donné un mini cours de français et prendre des contacts pour des soirées.

Conclusion, si vous kiffer le hip hop et les B-Boy, je recommande de faire absolument un tour à Yasuda Building, SHINJUKU.

Par contre en hiver, je connais pas la fréquence...


イネス

# Posté le samedi 19 septembre 2009 13:00

Modifié le samedi 17 octobre 2009 14:00